Raponda-Walker Arboretum (100422)
Gabon, Africa
Site overview
KBA status: confirmed
Global KBA criteria: A1a, A1b, B1
Year of last assessment: 2023
National site name: Arboretum Raponda-Walker
Central coordinates: Latitude: 0.5890, Longitude: 9.3770
System: terrestrial, freshwater
Elevation (m): 0 to 75
Area of KBA (km2): 84.68634
Protected area coverage (%): 98.50
KBA classification: Global
Legacy site: No
Site details
Site description: The Raponda-Walker Arboretum site was classified as a protected area on October 10, 2012. It incorporates the former protected area of Mondah Classified Forest, classified since 1951. The site is situated north of Libreville in the municipality of Akanda. It is characterized by a equatorial climate with annual precipitation ranging between 3,000 mm and 3,300 mm. Average annual temperature is 26°C. The site is a gently undulating low plateau with altitudes ranging from 0 to 75 meters. It rests on sedimentary geology composed of sandstone and limestone. The site is drained by numerous streams flowing into the Atlantic Ocean to the west, into Corisco Bay to the north, and the Tsini River to the southeast. Its western boundary is formed by a rocky coastline composed of micro-cliffs, and its eastern part is bounded by the Mamboumbé River. The site consists of a mosaic of habitats mainly comprising hyperhumid coastal terre firme forests, riparian forests, and swamp forests. The site harbors twenty-one (21) species of plants endemic to Gabon and eight (8) subendemic species, some of which are even endemic to the Libreville peninsula (Uapaca niangadoumae, Palisota leewhitei, etc.). The site is frequented by small mammals, birds, reptiles, amphibians, butterflies, and arachnids, but is currently devoid of large mammals.
********
Le site a été classé comme aire protégée sous le nom Arboretum Raponda-Walker le 10 octobre 2012. Il intègre l’ancienne aire protégée Forêt classée de la Mondah, classée depuis 1951. Le site s’étend au nord de Libreville dans la commune d'Akanda. Il se caractérise par un climat équatorial et des précipitations annuelles qui varient entre 3000 mm et 3300 mm. La température annuelle moyenne est de 26°C. Le site est un bas plateau légèrement ondulé dont l’altitude varie entre 0 et 75 m. Il repose sur des roches sédimentaires composées de grès et de calcaires. Le site est drainé par de nombreux ruisseaux qui se jettent dans l'Atlantique à l’ouest, dans la baie de Corisco au nord et dans la rivière Tsini au sud-est. Sa limite occidentale est formée par un littoral rocheux composé de micro-falaises et dans sa partie orientale, il est limité par la rivière Mamboumbé. Le site est constitué d'une mosaïque d'habitats constituée principalement de forêts côtières hyperhumides de terre ferme, de forêts rivulaires et de forêts marécageuses. Le site abrite 21 espèces de plantes endémiques du Gabon et huit espèces subendémiques, dont certaines sont même endémiques de la péninsule de Libreville (Uapaca niangadoumae, Palisota leewhitei, etc.). Le site est fréquenté par des mammifères de petite taille, des oiseaux, des reptiles, des amphibiens, des papillons diurnes et des arachnides, mais est aujourd’hui dépourvu des grands mammifères du Gabon.
Rationale for qualifying as KBA: The site corresponds to Raponda-Walker Arboretum which harbors significant floristic diversity. Its area is 85 km², with a centroid at 0.589024°N and 9.37699°E. KBA status is triggered by criteria A1a, A1b, B1, and B2. A total of eleven (11) species triggers the site. These include an Endangered (EN) killifish, Aphyosemion alpha, triggering A1a; a Vulnerable (VU) bird, the Loango weaver (Ploceus subpersonatus), triggering A1b; and nine plant species, including one classified as Critically endangered (CR), Simirestis klaineana, triggering A1a, four classified as EN, Campylospermum klainei, Gaertnera spicata, and Uapaca niangadoumae, triggering A1a and B1, and Gardenia epiphytica triggering A1a, B1, and B2, and five species not evaluated on the IUCN Red List including Palisota leewhitei, endemic to the site, triggering B1, and Psychotria bracteosa, Psychotria klainei, and Psychotria wieringae triggering B2.
********
Le site correspond à l'Arboretum Raponda-Walker qui abrite une importante diversité floristique. Sa superficie est de 85 km² et son centroïde est à 0,589024°N et 9,37699°E. Le statut KBA est déclenché par les critères A1a, A1b, B1 et B2. Au total, onze espèces déclenchent le site. Il s'agit d'une espèce de killi classée En danger d'extinction (EN), Aphyosemion alpha, qui déclenche A1a ; une espèce d'oiseau classée Vulnérable (VU), le tisserin à bec grêle (Ploceus subpersonatus), qui déclenche A1b ; et neuf espèces de plantes, dont une classée En danger critique (CR), Simirestis klaineana, qui déclenchent A1a, quatre classées EN, Campylospermum klainei, Gaertnera spicata et Uapaca niangadoumae qui déclenchent A1a et B1, et Gardenia epiphytica qui déclenche A1a, B1 et B2, et cinq espèces non évaluées sur la Liste Rouge de l'UICN dont Palisota leewhitei, endémique du site, qui déclenche B1, et Psychotria bracteosa, Psychotria klainei et Psychotria wieringae qui déclenchent B2.
Additional biodiversity: While the site is interesting for its diversity of small mammals, birds, reptiles, amphibians, butterflies, and arachnids, it is especially recognized for the exceptional floristic diversity and species rarity of its forest type. The forest ecosystem is considered endemic to the Libreville region and has recently been evaluated to be a threatened ecosystem, having lost 86% of its area since 1950 (Paradis et al., 2023). This ecosystem harbors 70 species of plants endemic or subendemic to Gabon and 79 threatened plant species according to the IUCN Red List Categories and Criteria, including 8 Critically Endangered (CR) species (including 3 "Possibly Extinct"), 33 Endangered (EN) species, and 38 Vulnerable (VU) species (including 3 VU D2 species). There is also a species of large tree new to science, Strephonema sp. nov. (Paradis et al., 2023). This diversity is mainly explained by the juxtaposition of different types of forests, very humid areas in the northwest alternating with drier areas in the south and east (Lachenaud et al., 2013), and the fact that it is one of the most studied areas in Gabon (Texier, 2021). Furthermore, this area played the role of a forest refuge for coastal species during glacial periods, which contributed to its current richness (Texier, 2021).
********
Le site est intéressant pour sa diversité de petits mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, papillons diurnes et arachnides. Toutefois, c’est son type de forêts associé à sa diversité floristique et la rareté des espèces qui les composent qui donnent à ce site son intérêt particulier. Son écosystème forestier est en effet considéré comme endémique de la région de Libreville et a été récemment considéré comme un écosystème menacé, avec une réduction de la superficie de cet écosystème de 86% depuis 1950 (Paradis et al., 2023). Cet écosystème abrite 70 espèces de plantes endémiques ou subendémiques du Gabon et 79 espèces de plantes menacées selon les Catégories et Critères de la Liste Rouge de l’UICN, dont 8 sont En danger critique d’extinction (CR), dont 3 « Peut-être éteint », 33 sont En danger d’extinction (EN) et 38 sont Vulnérable (VU), dont 3 sont VU D2. On y retrouve également une espèce de grand arbre nouveau pour la science, Strephonema sp. nov. (Paradis et al., 2023). Cette diversité s'explique principalement par la juxtaposition de différents types de forêts, des zones très humides du nord-ouest alternant avec des zones plus sèches au sud et à l’est (Lachenaud et al., 2013) et du fait que c'est une des zones les plus étudiées du Gabon (Texier, 2021). Par ailleurs, cette zone a joué le rôle de refuge forestier pour les espèces côtières pendant les périodes glaciaires, ce qui a contribué à sa richesse actuelle (Texier, 2021).
Manageability of the site: Raponda-Walker Arboretum is managed by personnel from the National Parks Agency (conservator and ecoguards).
********
L'Arboretum Raponda-Walker est géré par le personnel de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (conservateur et écogardes).
Supersedes another site: The site does not replace any existing KBA site.
*********
Le site ne remplace aucun site KBA existant.
Other site values: There are no villages within the site. However, the indigenous Benga group holds customary rights on the outskirts of the site.
********
Il n’existe aucun village à l’intérieur du site. Cependant le groupe autochtone des Benga détient des droits coutumiers dans la périphérie du site.
Delineation rationale: The site boundaries correspond to the boundaries of the Raponda-Walker Arboretum described in decree no. 460/PER/MEF of October 10, 2012, which classified it. The site is bound to the north by the Evouno, Mabagna, and Bagna rivers and the Bolokoboué road, to the west by the Atlantic Ocean, to the south by the Cap Estérias road to Malibé River, and to the east by the Mamboubé River to the coast at the edge of the mudflats.
*********
Les limites du site correspondent aux limites de l'Arboretum Raponda-Walker décrites dans le décret n° 460/PER/MEF du 10 octobre 2012 portant son classement. Le site est délimité au nord par les rivières Evouno, Mabagna et Bagna et la route de Bolokoboué, à l'ouest par l'océan Atlantique, au sud par la route du Cap Estérias jusqu'à la rivière Malibé, à l'est, la limite suit la rivière Mamboubé jusqu'au bord de mer à la limite des vasières.
Habitats
Summary of habitats in KBA: The site is covered with dense and tall hyperhumid coastal forests. It is a mosaic of habitats mainly composed of hyperhumid coastal mainland forests, riparian forests, swamp forests, and some savannas. These forests are endemic to the province of Estuaire in Gabon but could also be found along the coast of Equatorial Guinea (Rio Muni). This ecosystem, recently named hyperhumid coastal forests of the Estuary, remains relatively unknown: it is estimated that 86% of its area has been destroyed, and the floristic composition of the remaining fragments has been considerably altered by human interventions (Walters et al., 2016).
********
Le site est recouvert de forêts côtières hyperhumides denses et hautes, . Il s'agit d'une mosaïque d'habitats constituée principalement de forêts côtières hyperhumides de terre ferme, de forêts rivulaires et de forêts marécageuses et quelques savanes. Ces forêts sont endémiques de la province de l’Estuaire au Gabon mais pourraient également se retrouver le long de la côte en Guinée-Equatoriale (Rio Muni). Cet écosystème, récemment nommé forêts côtières hyperhumides de l’Estuaire (Paradis et al., 2023), demeure relativement méconnu : on estime que 86 % de sa superficie a été détruite et la composition floristique des fragments restants a été considérablement altérée par l'intervention humaine (Walters et al., 2016).
Land use: Raponda-Walker Arboretum is managed by personnel from the National Parks Agency (conservator and ecoguards), and serves as a recreational and educational area for the Libreville population.
*********
L'Arboretum Raponda-Walker est géré par le personnel de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (conservateur et écogardes) et constitue un espace récréatif et éducatif pour la population de Libreville.
| IUCN Habitat | Coverage % | Habitat detail |
|---|---|---|
| Forest | 82 | Forest – Subtropical/tropical moist lowland |
| Savanna | 8.16 | Savanna - Dry |
| Wetlands(Inland) | 6.75 | Wetlands (inland) – Seasonal/intermittent/irregular rivers/streams/creeks |
| Grassland | 13 | |
| Artificial - Aquatic | 3.09 | Water Storage Areas [over 8 ha] |
Threats
Summary of threats to biodiversity at KBA: This site is subject to destruction or degradation of its natural habitats, including forests, floodplain forests, mangroves, and some savannas, due to its proximity to the expanding capital city, Libreville, and unplanned or unmanaged settlement and urbanization. Clearing of all kinds, small settlements or camps, slash-and-burn agriculture, and sand extraction are some of the activities contributing to the degradation of the site and its surroundings (Ikabanga, 2011 ; Ngagnia Ndjabounda, 2011). Illegal hunting and gathering also threatens this site.
*********
Ce site est en proie à une destruction ou dégradation de ses habitats naturels que sont les forêts, les forêts inondables, les mangroves et les quelques savanes. Cette disparition s’explique par sa proximité à Libreville, la capitale du Gabon, et les affectations des terres et les urbanisations non planifiées ou non aménagées. Les défrichements de toute nature, l’implantation de cases, de campements, de villages, l’agriculture sur brûlis et l’extraction de sable sont quelques-unes des activités contribuant à la dégradation du site et de ses environs (Ikabanga, 2011 ; Ngagnia Ndjabounda, 2011). La chasse et la cueillette illégales sont également les autres menaces qui pèsent sur ce site.
| Threat level 1 | Threat level 2 | Threat level 3 | Timing |
|---|---|---|---|
| Biological resource use | Hunting & collecting terrestrial animals | Motivation Unknown/Unrecorded | Ongoing |
| Residential & commercial development | Housing & urban areas | Ongoing | |
| Biological resource use | Logging & wood harvesting | Unintentional effects: large scale (species being assessed is not the target) [harvest] | Ongoing |
| Agriculture & aquaculture | Annual & perennial non-timber crops | Shifting agriculture | Ongoing |
Additional information
References: Ikabanga, D. U., 2011. Utilisation de l’espace forêt et de ses espèces végétales par deux communautés Sud de la Forêt Classée de la Mondah, Gabon. Mémoire de Master2. Faculté des Sciences, Université des Sciences et Techniques de Masuku, 56 pp.
Lachenaud, O., Stévart T., Ikabanga, D., Ngagnia Ndjabounda, E., Walters, G. 2013. Les forêts littorales de la région de Libreville (Gabon) et leur importance pour la conservation : description d’un nouveau Psychotria (Rubiaceae) endémique Plant Ecology and Evolution 146(1): 68–74
Ngagnia Ndjabounda, E. C., 2011. Localisation,conservation et évaluation selon l’UICN des plantes endémiques et rares de l’Estuaire. Rapport de stage.Faculté des Sciences, Université des Sciences et Techniques de Masuku, 32 pp.
Paradis, A.H., Texier, N., Stévart, T. 2023 - Les écosystèmes menacés du Gabon. Les HVC3 forestiers. Première version.
Texier, N., 2021. Biogéographie des plantes vasculaires endémiques d’Afrique centrale occidentale. Des mécanismes passés aux stratégies de conservation futures (Ph.D. thesis). Université Libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique.
Walters, G., Ngagnia Ndjabounda, E., Ikabanga, D.,Biteau, J. P., Hymas, O., White, L. J. T., Ndong Obiang, A.-M., Ndong Ondo, P., Jeffery, K. J., Lachenaud, O., Stévart, T. 2016. Peri-urban conservation in the Mondah forest of Libreville, Gabon: Red List assessments of endemic plant species, and avoiding protected area downsizing.
Contributors: Nicolas Texier (Missouri Botanical Garden), Christopher Orbell (Panthera), Godefroy De Bruyne (Wildlife Conservation Society), Michelle Lee (Duke University), Hans Mipounga (Institut de Recherches Agronomiques et Forestières), Grace Nyangone Essomba (Agence Nationale des Parcs Nationaux), Patrice Christy, L'hée Christ Moussavou Bikoukou (Université des Sciences et Techniques de Masuku), Davy Ulrich Ikabanga (Université des Sciences et Techniques de Masuku), Tariq Stévart (Missouri Botanical Garden), Olivier Pauwels (Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique), Prudence Yombiyeni (Institut de Recherche Ecologie Tropicale), Raymonde Mboma (Institut de Recherche Ecologie Tropicale), Marie Thérèse Matamba Mabert (Ministère des Eaux et Forêts), Tessa Ngomba Mouembalt (Ministère des Eaux et Forêts), Tadiane Georgie Blanchet Nkoma (Ministère des Eaux et Forêts), Steeve Ngama (Institut de Recherches Agronomiques et Forestières), Martial Ndokoua (Institut de Recherches Agronomiques et Forestières)